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Windows Server 2016 s'arrête en janvier 2027 : le moment de décider

Votre serveur tourne peut-être encore sous Windows Server 2016. Il ne recevra plus aucun correctif de sécurité après le 12 janvier 2027 : voici comment s'y préparer sereinement.

Il reste un peu plus de trois mois. Le 12 janvier 2027, Microsoft cessera définitivement de fournir des correctifs de sécurité pour Windows Server 2016, comme l'éditeur l'a confirmé sur son blog consacré à Windows Server. Cette version, sortie il y a dix ans, fait encore tourner un nombre surprenant de petites infrastructures : le serveur de fichiers de l'atelier, le contrôleur de domaine qui gère les mots de passe du personnel, la machine qui héberge le logiciel de comptabilité ou de gestion de chantier. Tant que tout fonctionne, on n'y pense pas. C'est précisément pour cela que la date mérite d'être notée maintenant.

Depuis le 1er septembre, Microsoft commercialise par ailleurs les mises à jour de sécurité étendues pour cette version, ce qui rend le sujet très concret pour les entreprises qui doivent arbitrer avant la fin de l'année.

Ce que « fin de support » change réellement

Un serveur qui n'est plus supporté continue de démarrer et de travailler normalement. Le problème est ailleurs : les failles découvertes après janvier 2027 ne seront plus corrigées, et elles seront pourtant publiées, donc connues des attaquants. Un serveur de fichiers non corrigé est exactement le type de porte d'entrée qu'exploitent les rançongiciels qui touchent régulièrement des PME belges et luxembourgeoises.

S'ajoutent deux effets moins spectaculaires mais bien réels. Les assureurs et certains donneurs d'ordre exigent de plus en plus un parc à jour, et un système hors support peut compliquer une indemnisation. Et les éditeurs de logiciels métier alignent leurs prérequis sur les systèmes supportés : une nouvelle version de votre logiciel de caisse ou de facturation peut tout simplement refuser de s'installer.

Microsoft propose bien un filet de sécurité payant, les mises à jour étendues, disponibles jusqu'en janvier 2030 et gérables via Azure Arc. Mais, comme le rappellent les spécialistes des licences Microsoft tels que The Licensing School, leur tarif double chaque année et les achats sont cumulatifs : sauter la première année ne fait pas économiser, il faut la payer rétroactivement. C'est une solution de report, pas une stratégie.

Le conseil pratique : faites l'inventaire avant les fêtes

Le geste utile ce mois-ci ne coûte rien : dressez la liste de vos serveurs. Pour chacun, notez sa version exacte (la commande winver suffit), son âge, ce qu'il héberge réellement et qui s'en sert. Beaucoup de dirigeants découvrent à cette occasion qu'un vieux boîtier oublié dans un local technique rend encore un service essentiel à un seul service de l'entreprise.

Cet inventaire conditionne tout le reste, car les chemins possibles sont différents en coût et en durée : migrer vers Windows Server 2025, virtualiser plusieurs anciens serveurs sur une seule machine récente, basculer certains usages vers des services hébergés, ou remplacer purement et simplement un matériel de dix ans qui arrive de toute façon en fin de vie. Pour une structure de quelques dizaines de postes, comptez quatre à six mois entre l'état des lieux et l'arrêt de l'ancienne machine, surtout s'il faut tester un logiciel métier ou attendre la validation de son éditeur. Décider en décembre, c'est déjà travailler dans l'urgence.

Dernier rappel d'actualité : les mises à jour de septembre ont provoqué, selon BleepingComputer, des coupures du Bureau à distance sur plusieurs générations de Windows Server, corrigées par un correctif d'urgence publié le 14 septembre. La leçon vaut pour tout le monde : une sauvegarde testée et un redémarrage planifié hors des heures ouvrables restent la meilleure assurance avant toute intervention sur un serveur.

Si vous ne savez pas sur quelle version tourne votre serveur, ou si l'échéance de janvier 2027 vous laisse perplexe, passez-nous un coup de fil ou arrêtez-vous chez nous. Nous faisons l'état des lieux avec vous, sans jargon, et nous vous disons franchement s'il faut migrer, renouveler le matériel ou simplement patienter. L'équipe Must Computer vous accueille en boutique à Bastogne et à Wiltz, et reste joignable par téléphone pour un premier conseil.

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