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Mise à jour record chez Microsoft : près de mille failles corrigées, dont deux déjà exploitées

Microsoft a publié le 8 septembre le plus gros lot de correctifs de son histoire, avec deux failles déjà utilisées par des attaquants. Pourquoi il ne faut pas remettre la mise à jour à plus tard.

Le mardi 8 septembre, Microsoft a publié le plus gros lot de correctifs de sécurité de son histoire. Selon les décomptes de BleepingComputer et de l'éditeur Tenable, ce « Patch Tuesday » couvre près de mille vulnérabilités, dont un peu plus d'une centaine classées critiques. Elles touchent Windows, la suite Office, Exchange, SQL Server, SharePoint et plusieurs services Azure : autrement dit, à peu près tout ce qui fait tourner le parc informatique d'une PME comme l'ordinateur du salon.

Un chiffre pareil impressionne, mais il ne doit pas faire peur. Il indique surtout une chose : ce mois-ci, appliquer les mises à jour n'est pas une corvée à reporter au week-end prochain.

Deux failles déjà utilisées par des attaquants

Dans le lot, deux vulnérabilités sortent du rang parce qu'elles étaient déjà exploitées avant la publication du correctif. Microsoft les identifie sous les références CVE-2026-81963, qui concerne les composants chargés d'installer les mises à jour de Windows, et CVE-2026-85880, qui touche un mécanisme de communication interne du système. Toutes deux ont été ajoutées par l'agence américaine CISA à sa liste des failles activement exploitées, une référence que suivent la plupart des équipes de sécurité.

Ces deux failles relèvent de ce qu'on appelle l'élévation de privilèges. Traduit en langage courant : elles ne servent pas à entrer dans votre machine, mais à y prendre tous les pouvoirs une fois qu'on y est. C'est exactement le maillon dont un rançongiciel a besoin. Un employé ouvre une pièce jointe piégée, l'attaquant obtient d'abord un accès limité, puis se sert d'une faille de ce type pour devenir administrateur, désactiver l'antivirus et chiffrer les données de toute l'entreprise. Le premier clic fait rarement les dégâts ; c'est la seconde étape qui coûte cher.

Et Microsoft n'est pas seul concerné. Le Centre pour la Cybersécurité Belgique a diffusé plusieurs avertissements durant la première semaine de septembre, visant notamment des routeurs MikroTik, un outil d'administration réseau de SonicWall, ainsi que les logiciels de virtualisation VMware Workstation et Fusion. Le CCB recommande dans chaque cas d'appliquer les correctifs sans attendre, après un test raisonnable. Le point commun de ces alertes mérite d'être souligné : les équipements réseau, routeurs, pare-feu, NAS, sont autant de portes d'entrée que les ordinateurs, et ce sont ceux qu'on oublie le plus souvent de mettre à jour.

Le conseil pratique de la semaine

Prenez dix minutes cette semaine pour un contrôle simple. Sur chaque poste Windows, ouvrez les Paramètres, puis Windows Update, lancez la recherche de mises à jour et surtout redémarrez la machine ensuite : tant que le redémarrage n'a pas eu lieu, le correctif n'est pas actif. Beaucoup de postes affichent « à jour » alors qu'ils attendent en réalité un redémarrage depuis des semaines.

Pour une entreprise, allez un cran plus loin. Faites la liste de vos machines, y compris le portable du commercial et le vieux PC de l'atelier, et vérifiez qu'aucune n'est restée en dehors du circuit des mises à jour. Contrôlez ensuite le firmware de votre routeur, de votre pare-feu et de votre NAS, qui ne se mettent pratiquement jamais à jour tout seuls. Si des postes tournent encore sous Windows 10, sachez qu'ils ne reçoivent plus de correctifs que dans le cadre du programme payant de mises à jour de sécurité étendues : au-delà, une machine non couverte accumule ces centaines de failles sans jamais en corriger une seule.

La bonne pratique tient en une habitude : fixez un rendez-vous mensuel, le mercredi ou le jeudi qui suit le deuxième mardi du mois, pour vérifier et redémarrer l'ensemble du parc. Une demi-heure par mois, c'est sans commune mesure avec les jours d'activité perdus après une attaque.

Chez Must Computer, à Bastogne comme à Wiltz, nous accompagnons les entreprises et les particuliers sur ce suivi : inventaire du parc, mise à jour des postes et des équipements réseau, vérification des sauvegardes et migration des machines encore sous Windows 10. N'hésitez pas à passer nous voir ou à nous appeler pour faire le point.

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