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Mise à jour d'urgence de Microsoft : vos serveurs Windows sont-ils bien protégés ?
Microsoft a retiré en urgence plusieurs certificats compromis de Windows et Windows Server. Ce qu'il faut vérifier sur vos machines, et pourquoi la fin de Windows Server 2016 approche à grands pas.

Le 26 octobre, Microsoft a publié une mise à jour exceptionnelle, en dehors de son rendez-vous mensuel habituel du deuxième mardi. Elle concerne aussi bien Windows 10 et 11 que les différentes versions de Windows Server encore suivies, de la 2016 à la 2025. Ce type de correctif « hors calendrier » est rare, et il mérite qu'on s'y arrête, surtout si votre entreprise dispose d'un serveur installé dans ses locaux.
Des certificats de confiance retirés en urgence
Pour comprendre l'enjeu, il faut savoir que Windows embarque une liste d'autorités de certification, des organismes chargés de garantir qu'un site web, un logiciel ou un document signé provient bien de qui il prétend. Selon Microsoft, l'autorité indienne eMudhra s'est fait dérober des clés privées. Concrètement, quelqu'un de mal intentionné aurait pu fabriquer de faux certificats, ou signer un programme malveillant, qui seraient passés pour parfaitement légitimes aux yeux de vos ordinateurs.
D'après le site spécialisé The Register, la mise à jour retire donc sept certificats de la liste de confiance de Windows : six certificats racines d'eMudhra et un certificat croisé associé. Habituellement, Windows actualise cette liste tout seul en interrogeant un service en ligne de Microsoft. Ce correctif vise avant tout les machines qui n'y ont pas accès : serveurs isolés d'Internet, postes dont les mises à jour automatiques sont coupées, réseaux filtrés par un pare-feu très strict. C'est justement une situation fréquente dans les petites structures, où le serveur tourne parfois des années sans que personne ne surveille ses mises à jour.
Attention aux effets secondaires, et à Windows Server 2016
Ce correctif reprend aussi le contenu des mises à jour d'octobre, avec leurs défauts connus. Microsoft signale notamment que les serveurs de messagerie Exchange hébergés en interne peuvent devenir capricieux sous Windows Server 2025 : les utilisateurs n'arrivent plus à se connecter à la messagerie web ou leurs e-mails restent bloqués dans la boîte d'envoi. L'éditeur propose un contournement, mais il demande une intervention technique sur le serveur. Des soucis de VPN et de connexions bureau à distance ont également été relevés.
Par ailleurs, cette actualité rappelle une échéance très proche : Windows Server 2016 cessera de recevoir toute mise à jour de sécurité le 12 janvier 2027, soit dans à peine plus de deux mois. Après cette date, un incident comme celui d'eMudhra ne sera plus corrigé sur ces machines. Les tensions actuelles sur le prix de la mémoire vive, qui renchérissent les serveurs neufs, incitent à ne pas attendre la dernière minute pour budgéter un remplacement ou une migration.
Notre conseil pratique : prenez cinq minutes cette semaine pour vérifier vos machines. Sur chaque poste et sur le serveur, ouvrez Windows Update et regardez la date de la dernière installation réussie ; si elle remonte à plus d'un mois, ou si les mises à jour ont été désactivées, c'est un signal d'alerte. Profitez-en pour noter la version exacte de votre serveur : si c'est Windows Server 2016 (ou plus ancien), inscrivez dès maintenant son remplacement à votre agenda. Enfin, si vous utilisez une messagerie Exchange installée chez vous, faites tester l'envoi de courriels après chaque mise à jour du serveur.
Vous ne savez pas si votre serveur a bien reçu ce correctif, ou vous vous demandez comment préparer la fin de Windows Server 2016 sans perturber votre activité ? Passez nous voir dans nos magasins de Bastogne ou de Wiltz, ou appelez-nous : nous pouvons faire le point sur l'état de vos mises à jour et vous proposer une solution de migration adaptée à la taille de votre entreprise.